Technopol Mix 101 | Mila Necchella

Mila Necchella est une exploratrice sonore, tissant des ponts entre les cultures club du monde entier. DJ, productrice, Mila façonne des sets hybrides où bass music et énergies rave se rencontrent avec une précision redoutable. Hyperactive sur la scène marseillaise, elle œuvre aussi pour la visibilité des minorités de genre dans les musiques électroniques avec Sororo-Club, dont elle est la fondatrice.

 

Peux-tu nous parler de tes premières rencontres avec la musique, et de la façon dont la musique électronique s’y est immiscée ?

J’ai toujours fait et écouté beaucoup de musique mais la musique électronique s’est immiscée dans ma vie quand j’ai commencé à sortir en club. J’ai fait mes études à Lille puis à Montréal avant de m’installer à Paris, des villes où j’ai écumé les clubs et les festivals pour aller voir mes artistes préféré·es. J’ai découvert la techno et la house avant de me tourner vers des esthétiques plus breakées, d’autres scènes, d’autres cultures. Je crevais d’envie de mixer mais j’osais pas m’y mettre à l’époque. Et puis quelques années plus tard, il y a eu le COVID et je me suis enfin achetée une platine. Comme je travaillais déjà dans la musique, on m’a vite proposé des gigs et c’était parti !

 

Qu’as-tu préparé pour ce podcast ? Peux-tu nous parler un peu de ta sélection ?

J’adore les intros et ici je commence par « Striptease » de FKA Twigs parce que cette track m’obsède. Ce podcast est vraiment à mon image, très bass, breaks, jersey club, ghetto tech et un peu de techno. On y retrouve Jialing, Aloka, Hedo Hydr8, TSVI, Miss Jay, DJ WIFI, Cardozo mais aussi des sons « made in Marseille » avec NOGE, Racing Nokia.

 

Quels sont tes projets à venir ?

Je commence à produire mes propres morceaux, Je suis très heureuse d’ouvrir ce nouveau chapitre ! J’ai bosse sur plusieurs maquettes que j’aimerais bien sortir bientôt. ça me rend trop heureuse de commencer à fabriquer mes propres sons, d’expérimenter. Mais j’ai hâte aussi de retourner derrière les platines, j’ai une belle tournée de dates qui m’attendent (dont une première date à l’étranger!)

 

Un endroit où tu rêverais de jouer ?

Y en a plein ! Mais en France, je dirai Essaim à Paris. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller mais l’expérience sonore a l’air vraiment ouf, j’aimerais beaucoup y jouer un jour. Et à l’étranger, Londres c’est vraiment mon rêve !

 

Quel est ton processus artistique lorsque tu produis de la musique ?

Comme je démarre, j’y vais vraiment au feeling. Je pars souvent d’un pattern de drums, d’une ligne de basse ou d’un sample. J’ai toujours une inspiration de départ et je passe ensuite beaucoup de temps sur chaque élément pour construire une première ébauche de structure qui me plaît. Une fois que la structure est à peu près en place, c’est là que les choses sérieuses commencent et je sais qu’en travaillant sur les arrangements, les effets etc, ça va encore beaucoup bouger jusqu’à arriver au morceau final. J’adore voir cette évolution !

 

Dans tes sets, qu’essayes-tu de transmettre à ton public ?

Chaque set que je joue est différent et je joue toujours de nouvelles tracks. Je ressens un grand besoin de proposer de la nouveauté et de partager mes coups de coeur. J’aime bien faire des sets très intenses pour captiver mon public, le surprendre mais surtout le faire bouger, danser, crier. Je crois qu’en tant que DJ on recherche souvent l’osmose totale avec notre public et c’est des moments rares qui sont super précieux.

 

On pourra te retrouver sur la prochaine édition du festival Basses Fréquences qui aura lieu le 25 & le samedi 26 avril 2025 au Stadium de Vitrolles. Qu’est-ce qui nous attend pour cette date ?

Je vais ouvrir le vendredi et comme je précède des artistes emblématiques comme Héléna Hauff et Jeff Mills, je pense faire un set plus techno que d’habitude tout en restant fidèle à mon style et à l’hybridation des genres qui m’est chère. J’ai super hâte !

 

📍Basses Fréquences Stadium de Vitrolles

📆 25 et 26 avril

🎫 Billetterie ici

 

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