Technopol Mix 094 | SHANIXX

Skateuse pro le jour, DJ la nuit, SHANIXX électrifie la scène avec une techno puissante et euphorique, incarnant une énergie contagieuse. DJ et productrice connue pour sa “Techno Bitchy 2000”, elle mélange vocaux sexy et gros kicks pour ce 94ème podcast de notre série Technopol Mix. Rencontre.

 

Peux-tu nous parler de tes premières rencontres avec la musique et la façon dont elle s’y est immiscée ?

La musique a toujours fait grandement partie de ma vie. Mon père est un grand fan de hard rock, raison qui m’a poussée à jouer dans un groupe. J’ai également baigné dans la new wave, style qui me procure la plus grande des nostalgies. Après le confinement et après en avoir terminé avec le parcours Tokyo 2020 en skate, j’ai vu passer une annonce de formation avec Mouv’ Ur Gambettes en partenariat avec l’IBOAT à Bordeaux. Je décide de postuler à cette formation, car je rêvais tout simplement de créer quelque chose qui me ressemble, pour m’amuser et retrouver la créativité que j’avais en skate tout en renouant avec la musique. J’intègre la formation et débute mon premier cours avec Olympe4000. Tout juste une semaine après, je décide d’investir mes économies dans une XDJ-RX et je m’enferme approximativement 5h par jour pour pratiquer, alors que quelques jours auparavant, je n’avais aucune idée de comment ça marchait (rire). La suite, on la connaît… Idem pour la production qui arrivera un peu après, je suis totalement devenue addict au fait de pouvoir retranscrire mes émotions et les images que j’ai en tête.

 

As-tu un souvenir de ton premier gig ?

Mon premier gig était à Darwin, à Bordeaux, pour un open air qui s’appelle les Heures Heureuses. Après les 4 mois de formation, avec les 5 autres filles, on a décidé de monter un collectif qui s’appelait « Amorce ». On a donc eu l’occasion, pour cette soirée, de toutes nous produire chacune notre tour pour la première fois devant un gros public. Pour cette soirée, j’ai joué le closing, devant environ 2500 personnes… C’est complètement fou quand j’y repense. C’était sacrément engagé comme premier gig ! Mais en même temps, j’ai commencé cette aventure pour le challenge que ça me procure de faire de nouvelles choses. Je pense que le fait d’avoir fait du skate pour de gros enjeux m’a bien aidée pour ce genre de moment. Du coup, pas de pression, j’ai vraiment adoré et ça s’est super bien passé, d’autant plus qu’on était toutes ensemble en sororité ! Je pense que c’est à ce moment-là que j’ai compris que je ne m’arrêterais pas là et que j’en voulais encore.

 

Un label où tu rêverais de release une track ?

J’aime beaucoup les productions qui sortent sur Rave Alert ! Pour moi, ça incarne vraiment l’état d’esprit que j’ai, qui est de mélanger les influences et de ne pas se cloisonner dans un style précis et réduit à « hard techno ». Il y a beaucoup de releases dans des styles néorave, hard dance, hard trance et d’autres styles hybrides. On sent que les artistes glissent leurs influences personnelles, avec des touches de nostalgie, comme j’adore par exemple chez SIKOTI, et des touches sexy, comme avec la track de BORRO – « Need A Break », dont je suis fan. Pour moi, c’est vraiment important de digger, de sélectionner et de produire avec les émotions. Je me laisse vraiment guider par les frissons que me procure un son ou une track pour faire mes choix artistiques.

 

Qu’as tu préparé pour ce podcast, peux tu nous parler de ta sélection ?

Pour ce podcast, j’ai préparé une sélection orientée sur une énergie « sexy » avec des tracks rapides, aux kicks puissants. J’aime imaginer un lieu, une ambiance, lorsque je sélectionne des sons. C’est le genre de set que j’aurais aimé jouer dans une salle transpirante, libre de se laisser porter par les vocaux omniprésents dans cette sélection. J’aime jouer avec les samples vocaux et faire des blends dans mes transitions. Mon set évolue progressivement, de tracks aux kicks psy-techno à la hard dance, puis à une techno fast et bouncy. Chaque track a son vocal : certaines incluent des edits 2000’s pour réveiller un sentiment de nostalgie, d’autres ont simplement le synthé parfait pour déconnecter et se laisser porter en fermant les yeux. J’aime faire des sets qui ont une énergie puissante et dure, mais qui restent compatibles avec l’euphorie et le fait de slay sur le dancefloor.

 

Tu as récemment sorti le titre « Cute Chaos » sur le VA du label DYNAMIC Berlin. Comment cette track a-t-elle vu le jour et que signifie t-elle pour toi ?

J’ai pensé et créé cette track pour une performance en club, principalement en tant que closing track. Je joue souvent très rapide en fin de set, et j’aime quand les gens peuvent vraiment se lâcher sur un kick rebondissant. Je suis donc partie sur une track gabber pour la première fois. Je l’ai composée en partant d’un sample vocal avec une identité très nightcore, très cheesy. J’en ai profité pour ajouter des synthés bien happy et énergiques pour l’accompagner. Le tout est combiné à un deuxième drop très puissant, histoire de terminer la soirée bien rincés (rire). J’ai aussi de fortes influences post-punk et new wave qui sont vraiment ancrées en moi, ce qui se ressent surtout au niveau de mes breaks assez mélodiques !

 

Comment appréhendes-tu ta performance de demain ?

Je suis vraiment reconnaissante et excitée à l’idée d’avoir l’opportunité de voyager, de rencontrer des gens avec qui échanger sur nos passions et nos expériences. J’ai hâte de pouvoir aller à Vienne avec mon collectif à la fin du mois. C’est vraiment important pour moi d’associer la musique aux bons moments et au partage. C’est aussi comme ça que j’évolue dans ma recherche artistique, en gardant l’esprit ouvert et en découvrant de nouvelles choses. J’enchaîne ensuite avec un tour au Canada ! Premiers gigs outre-Atlantique, j’ai le sentiment d’être prête à relever de nouveaux défis et j’ai vraiment envie de faire découvrir mon univers à un maximum de personnes !

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